1127

Halte au Caire pour un podcast et une conversation passionnée avec l’être derrière les beats trappus signés 1127 et Cellar Door.

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Vous vous êtes déjà imaginez au cœur d’une partie de laserquest dans un décor d’apocalypse au pied des pyramides de Gizeh? La musique d’1127 pourrait en être la bande son. Amr Alamy affiche 24 ans au compteur et alimente depuis trois ou quatre ans le flot de créativité de la génération internet d’artistes cairotes. La musique électronique part dans toutes les directions en Egypte, la scène se cherche tout en avançant et il en émerge certaines expérimentations audacieuses. Celles d’Amr transpirent l’ère du digital. 1127 -son projet taillé pour le dancefloor- cultive une rave music du futur. Avec Cellar Door, l’alias sous lequel il a commencé à sortir ses premières tracks sur soundcloud, il travaille des ambiances nocturnes plus atmosphériques, plus mélodiques, auto-décrites comme des «formes et des sculptures abstraites». Le projet est toujours d’actualité.

Avant tout ça Amr s’est d’abord forgé une solide culture hip hop. Il était DJ résident pour les soirées dédiées au genre à VENT l’an dernier, l’un des rares espaces du Caire à accueillir des artistes de la scène alternative et électronique. Depuis l’été dernier VENT n’a d’ailleurs plus d’espace fixe et enchaîne les soirées ponctuelles dans divers endroits de la ville. Féru de technologie, Amr partage surtout sa musique avec les communautés virtuelles. Le dernier EP d’1127 est sorti via Half Death; un label digital qui réunit des jeunes artistes connectés du monde entier.

L’interview qui suit recouvre des sujets variés; Amr dresse un état des sous cultures musicales en Egypte, développe sur son rapport à internet, sur sa manière de composer, expose sa vision de la scène électronique locale et européenne…Le mix qui l’accompagne est riche en émotions. On passe des moments de rêverie à des vocals et des percussions nous remettent les pieds sur terre, pour ensuite partir dans des phases de totale folie (cette track d’Angel-Ho!). Un flow et une superbe sélection qui montrent qu’1127 est un habile DJ de l’ère numérique. L’illustration qui accompagne le post est aussi l’oeuvre d’Amr: «C’est une image tirée d’une vielle série télé que j’ai un peu trafiquée. Elle fait un peu le lien avec le concept derrière le mix: un retour dans mes vieux souvenirs d’enfance quand j’écoutais la collection de cassettes de mon frère (principalement des chanson d’amour un peu cheesy) et qu’on faisait des mixtapes…».

Est-ce que tu peux nous expliquer d’où vient ton amour pour la musique et ton parcours dans ce domaine?

Mon plus vieux souvenir en rapport avec la musique remonte à l’époque où mon frère avait un ami qui travaillait dans un magasin de cassettes près de chez mes parents. Il achetait des cassettes chez lui presque tous les jours, on s’asseyait ensuite pour les écouter et on compilait nos titres préférés dans des mixtapes. On enregistrait ça avec un vieux lecteur cassette, le process était assez fun.

J’ai commencé à prendre le truc plus au sérieux avec mon projet Cellar Door, vers 2012. C’était juste après une longue phase où j’analysais chaque morceau que j’écoutais, sans savoir quel son utiliser moi-même. Je me rappelle que j’étais un peu anxieux à l’époque; je m’efforçais d’appliquer la même critique sur mes propres morceaux que sur ceux des autres et j’essayais de trouver un équilibre de travail entre l’improvisation spontanée et la phase où tu t’assoies devant ton ordinateur en te cassant la tête sur chaque petite étape. Ce n’est qu’à partir du moment où j’ai commencé à m’intéresser théoriquement à l’art que je me suis détendu et que je suis devenu plus confiant en faisant de la musique.

A côté de ça, mon autre projet 1127 a toujours été orienté club. J’ai commencé à produire ces tracks bizarres, pesantes, qui ne correspondaient pas à l’esthétique de Cellar Door. Donc j’ai créé un nouveau projet pour garder les choses rangées. Bien définir les choses, les mettre au clair, ça m’aide beaucoup dans le processus de création.

Quand est-ce tu as commencé à jouer et à exposer ta musique devant un public?

J’ai joué le premier live Cellar Door à 100 Copies en mai 2013, et le festival 100 Copies juste aprés. Mon premier live d’1127 c’était à VENT vers Décembre 2013. A l’époque, avec 1127, ma principale intention était de faire des tracks avec le poids des premiers morceaux de grime et de dubstep, sans que cette influence soit trop évidente dans le choix des sons. Mon premier live suivait basiquement cette idée de faire ressortir le poids des tracks sur un gros soundsystem.

J’ai arrêté les live au moment où j’ai commencé à m’intéresser au Djing et ce pour plusieurs raisons, la plus importante étant que les DJ sets paraissent moins personnels. C’est plus facile et moins stressant de jouer un DJ set dans un endroit où les gens ne partagent aucun de tes goûts personnels.

Est-ce que tu as déjà eu l’opportunité de jouer à l’étranger?

Pas encore, pas dans le sens que j’aimerai. J’ai eu quelques offres en 2012 mais je veux pas jouer en live pour les mauvaises raisons, encore moins à l’étranger. Ça doit être dans un cadre pertinent avec ma musique, ou stimulant (si c’est un dj set), avec les bonnes personnes.

La plupart de ta musique est disponible en streaming gratuitement sur internet, est-ce que tu accordes tout de même de l’importance au format et à la valeur financière de la musique?

J’accorde beaucoup d’importance à la notion de format, je pense que certains types de musique devraient n’être écoutés qu’à travers certains mediums ou dans un environnement particulier. En Égypte, on prend des décisions dans ce sens-là que depuis récemment. Je pense même qu’il n’y a aucun espace qui y pense de manière réaliste.

Ça devient tellement risqué quand tu commences à penser à la musique en terme de business, quand tu commences à la considérer comme un revenu. Pas seulement en Égypte, mais particulièrement ici. Il y a tellement peu de gens qui adhèrent à ce que l’on fait, à cette musique électronique de nerds. Pour la plupart ce sont des gens qui sont eux même investis dans la musique, donc tu n’as pas vraiment envie de leur soutirer ne serait-ce qu’une livre. Si tu n’es pas un musicien pop tu ne peux pas vraiment vivre en vendant des sons. Je pense que de nos jours c’est dur de vivre seulement des performances live. C’est là où les labels, les blogs et les médias interviennent. Et en Égypte ça resterait dur d’en vivre même si tout ça était combiné.

Qu’est-ce que tu penses de l’influence d’internet sur ton approche de la musique ?

Je jouais beaucoup en ligne avant. J’ai arrêté quand un ami designer en Belgique m’a fait découvrir FL Studio. On jouait tous les deux à un jeu de billard en ligne qui s’appelait Cueball, ou quelque chose comme ça, et ça a été un déclic lorsqu’il m’a introduit à Fruity Loops.

Même d’une façon plus indirect, internet a toujours été un gros portail vers plein d’objets influents qui m’ont aidé à former mes valeurs et mes idées en général. En plus du fait qu’être connecté aux autres, aux blogs et aux magazines en ligne t’aide à grandir en tant qu’artiste, ça t’apprend aussi à être plus ouvert à de nouvelles idées. A prendre plus de recul sur les idéologies avec lesquelles tu as grandi, comme les religions, les races, les nationalités, les sexes ou l’âge. Internet est un outil parfait quand tu l’utilises dans le bon sens. J’ai grandi aux Émirats Arabes Unis et je suis ensuite retourné vivre en Égypte. Les deux pays partagent une grande quantité d’idées dépassées, de stéréotypes, de manières de penser préconçues. Le fait d’écouter en ligne de la musique différente, provenant de différents endroits, ça a été une expérience qui m’a fait ouvrir les yeux et découvrir l’égalité.

Musicalement, ça facilite le processus de rencontrer de nouvelles personnes en ligne et de partager des idées avec elles. Si c’est honnête, ça te fais toujours gagner du temps, des efforts et de l’argent de partager ton expérience avec des artistes qui ont des interêts similaires mais qui vivent dans d’autres endroits de la planète, avec toutes les variables que ça comporte. En fait, j’ai deux comptes soundcloud séparés, Cellar Door et 1127. Ducoup j’ai deux fils de following super différents et je me connecte à l’un ou à l’autre selon mon humeur. J’ai découvert la musique de Sangam au début de l’année par mon compte Cellar Door et j’ai vu qu’il lançait un label de grime et de musique de club expérimentale – Half Death – avec un de mes artistes préférés que je suis sur mon compte 1127; Kadahn, qui vient de NYC. C’était tellement bizarre de tomber sur ce label qui faisait le lien parfait entre mes deux projets et mes goûts à ce moment précis; entre l’ambient, le grime et la musique de club un peu expérimentale. Et c’est arrivé quand je travaillais sur le second EP d’1127, DF Trash 100, donc j’ai pas réfléchi trop longtemps avant de leur envoyer une démo.

 

On sent une forte esthétique UK dance dans ta musique. Comment est-ce que tu expliquerais le fait d’avoir atterri là?

C’est certain qu’il y a une grosse influence UK dans les tracks d’1127. J’ai découvert la scène dubstep vers 2010. J’ai commencé à écouter des sets au hasard sur soundcloud, et plus tardivement je suis tombé sur Boiler Room. Heureusement, la scène UK est pleine de musiques géniales. J’ai découvert le grime, le garage, la funky, la jungle, la vielle drum’n bass et puis le dancehall, le dub et plein de genres en provenance des US comme le ballroom, le ghetto tech, la musique de club de Baltimore et du Jersey.

J’ai le sentiment d’avoir été exposé à trop de nouvelle musique en une très courte période en fait. C’était fou et excitant d’écouter tous ces nouveaux sons. Et c’est beaucoup plus facile de contrôler ton influence directe quand tu écoutes beaucoup de nouvelles choses, ou au contraire quand tu n’en écoutes pas du tout. Mais j’ai toujours trouvé ça problématique d’écouter qu’un ou deux nouveaux genres de musique tout en produisant la mienne.

Qu’est-ce que tu dirais de l’influence de ton environnement direct sur ta musique?

Tout est tellement embrouillé et imprévisible à Gizeh. C’est partout autour de toi. Tu ne peux pas te détacher de ça, même en essayant très fort. Ça m’a pris un moment avant d’utiliser cette énergie d’une manière pertinente dans ce que je veux présenter musicalement.

“Cet état d’accomplissement presque transcendant dans lequel t’installes une track bien construite, c’est ce que je cherche en ce moment”

En ce moment j’essaye de vraiment accepter cet aspect désordonné de Gizeh, principalement dans la façon dont les différents éléments harmoniques interviennent dans le rythme des tracks. C’est une composante de l’image générale des tracks sur lesquelles je suis entrain de travailler. Quand j’ai fini le laborieux mixage et mastering des tracks, lorsque tous les éléments et toutes les fréquences occupent les espaces qui leur sont destinés dans le mix, c’est à ce moment-là que je ressens une forme d’aboutissement. Dans cette combinaison entre les harmoniques, les rythmiques et l’espace. Cet état d’accomplissement presque transcendant dans lequel t’installes une track bien construite, c’est ce que je cherche en ce moment.

Est-ce qu’on peut parler d’une forme de sous-culture autour de la musique électronique au Caire, est-ce que tu as l’impression de faire partie d’une communauté ?

En termes de sous-cultures, je pense qu’il y en a plein en Égypte. Même si elles ne sont pas très explicites ou consciemment présentes, elles sont là. La plus forte d’entre elles étant la contre-culture jeune. A chaque fois que je vois un de mes amis musiciens, dans la conversation, il y a toujours une partie « ras le bol » à propos de quelque chose liée à la culture.

Bien sur qu’il existe une communauté dont je fais partie même si ce n’est pas le fruit de ma décision. Je loue l’individualité, énormément. À une plus petite échelle, plus réaliste, le seul artiste avec lequel je suis en contact au quotidien et de manière proche, c’est Mostafa Onsy. On partage beaucoup de valeurs dans la musique et dans la vie en général.

Et puis bien sûr il y a tous les gens qui gravitent autour de VENT; des artistes, des gens des médias, du business ou juste des gens qui en ont marre de la routine égyptienne et des conneries au niveau social. C’est certain que cet espace aide à créer beaucoup d’opportunités pour plein de gens, juste en réunissant toutes ces différentes personnes dans un même endroit. Au niveau personnel ça m’aide énormément à redéfinir le son 1127 au-delà de l’énorme influence UK club. Ça fait le lien entre ces deux univers, bien que le second soit seulement virtuel. Ça m’a aussi aidé à forger le son initial de 1127 d’ailleurs.

Est-ce que c’est facile de développer des soirées autour de la musique électronique au Caire?

Les égyptiens adorent faire la fête et ça se ressent au niveau de la vie nocturne, en particulier là où je vis, à Haram, où se concentre la plupart des cabarets orientaux middle class. En ce qui concerne les clubs de musique électronique, il n’y en a pas tant que ça. La moyenne égyptienne n’est pas aussi exposée à la musique club que nous le sommes. Peu de personnes y adhèrent en fait, tellement peu que cette minorité recherche elle-même de la nouvelle musique. En ce moment on ne peut distinguer que deux cercles dans la vie nocturne autour des clubs électroniques: le premier avec tous les gosses de riche qui veulent être cool en écoutant tout ce qui est « deep »; et un autre avec la vague de la musique club du bulgare Lu4o, la « tribal tech », comme ils l’appellent. Ce sont les deux cercles bien établis autour de la musique électronique que je vois. Ensuite il y a la partie mainstream de la scène shaabi et les cabarets plus traditionnels avec de la musique égyptienne. Voilà où en est la vie nocturne en Égypte.

“On manque d’espaces qui se concentrent uniquement sur l’art et beaucoup de choses font qu’on se lasse avant même de voir des évolutions”

Pour moi VENT est ici le seul espace qu’y puisse aider au développement d’un mouvement sain, que ce soit du côté artistique ou du divertissement. Comme je l’ai dit, la vie nocturne n’est pas si pauvre: tu peux sortir faire la fête et t’amuser dans beaucoup d’endroits, mais il n’y a pas d’endroit où tu puisses aller juger la musique dans les mêmes conditions qu’à VENT et son contexte particulier. Malheureusement on manque d’espaces qui se concentrent uniquement sur l’art. Il y a beaucoup de choses qui font qu’on se lasse avant même de voir des évolutions. Et pour première cause il y a le mauvais goût ambiant lié à l’apathie et au manque d’exposition à des médias décents (voir même à leur inexistence), à la paresse; tout ça faisant partie de notre culture. Et puis il y a aussi la religion, la société, le contrôle excessif et tous les préjudices stupides qui y sont liés.

C’est différent de l’Europe par exemple; vous avez des médias de qualité, de bons clubs. Il est plus normal pour vous de grandir en ayant des références en terme de DJs, ou d’avoir un ami plus vieux qui est dans la culture club, ou tout simplement d’être exposé à de bonnes radios.

Pas forcément. Tu ne trouveras pas d’endroit où vit une musique électronique de qualité dans chaque grosse ville d’Europe, mais tu trouveras toujours des clubs qui diffusent de la musique commerciale.

C’est vrai, ce truc commercial est présent partout mais il y a tout de même une quantité importante de musique underground à l’étranger. Je n’ai jamais été exposé à quelque chose de tel à Gizeh quand j’étais plus jeune, c’est pour ça que je suis compréhensif des goûts musicaux prédominants en Égypte.

Quand j’ai commencé à produire de la musique vers 2011, c’était principalement du hiphop et la scène était seulement composée de rappeurs, de beat markers et de photographes. Ce que je veux dire c’est qu’on avait vraiment peu de public à cette époque, et c’est toujours le cas, c’est très rare de trouver un égyptien moyen qui est impliqué dans ce genre de musique, qui y est exposé, ou qui le supporte.

Mais le tableau n’est pas si noir. Il y a la partie underground de la musique Shaabi et toutes ses composantes; les producteurs et les MCs qui font de la musique dans leur chambre pour casser la routine des quartiers pauvres dans lesquels ils vivent, des mariages qui ont lieux dans la rue, des toktoks…La musique Soufi et tout ce qui s’en rapproche ont des contenus très spirituels, notamment pendant le Moled; une forme de rassemblement pour rendre hommage à une figure religieuse avec une performance musicale par un groupe et un Monshed. Toutes ces sous-cultures sont plus présentes que jamais et elles sont plus accessibles grâce à internet. Espérons que dans un futur proche cela ouvre de nouvelles portes à plus de jeunes artistes égyptiens.

Est-ce qu’il y a des projets – pas forcement artistiques – qui attirent ton attention dans la région Méditerranéenne?

Là sur le moment, il n’y en a aucun qui me vient à l’esprit. À chaque fois que j’essaye de me tenir au courant de l’actualité je deviens frustré ou ennuyé de toutes ces conneries au niveau politique et social dans la région. Depuis que je suis rentré des Émirats je vois tous ces nouveaux quartiers et leurs centres commerciaux qui se propagent et je trouve ça un peu effrayant. Je me rappelle m’être arrêté devant un guichet automatique lorsque j’en ai vu un pour la première fois en Égypte, au milieu de tous ces grands magasins et de ces chaînes de fast food, à penser à combien tout cela parait robotique. Ce niveau de consumérisme total m’intimide en fait.

Au niveau positif, quand je suis allé à Dahab (Égypte) cet été, j’y ai tout de suite remarqué tous ces lampadaires à énergie solaire. Honnêtement je ne m’attendais pas à voir des choses de ce genre dans un futur proche en Égypte. Le jour où on installera ces lampadaires dans n’importe quelle grande ville du pays, ils seront tous volés dans la nuit.

En terme de musique, quels sont tes plans pour le futur?

Je suis dans une phase où j’écoute beaucoup d’ambient et d’expérimental, des choses comme Black Hymn Records et Videogamemusic. J’échange avec plusieurs artistes qui font partie de ce mouvement club basé sur le web; beaucoup de gens d’Europe, des US et d’Afrique du sud. La plupart d’entre eux sont complètements indépendants, chacun fait son propre truc sans s’intéresser au profit. Le crew Classical Trax, des labels comme Non et Seagrave pour en nommer quelques un. J’ai des sorties à venir sur les deux derniers cités et j’en suis plutôt excité !

“Je ne veux pas que le futur soit seulement physique et national mais plutôt global à travers internet”

En ce moment j’essaye aussi de comprendre comment fonctionne le coté marketing des choses. Comment faire écouter aux gens quelque chose avec lequel ils ne sont pas familiers, qu’ils ne peuvent pas forcement attraper. Je pense qu’après toutes les performances et sorties que les artistes égyptiens ont eu jusqu’à présent c’est vraiment important de réfléchir aux bons chemins à prendre pour propager ça dans la bonne direction. J’adorerais voir le pays évoluer jusqu’au point où il y aurait un public pour chaque style de musique électronique, avec des clubs et des soirées pour chaque genre. Du point de vue du public, on ne fait pas de la musique égyptienne, mais qui fait attention à ça… J’ai jamais cru à la catégorisation nationale de la musique selon les tempos ou les sons utilisés dans un morceau donné, je considère ma musique et celle de beaucoup de mes pairs comme une partie d’un territoire virtuel, plutôt que géographique, on passe tous tellement de temps en ligne. C’est là ou je regarde, je ne veux pas que le futur soit seulement physique et national mais plutôt global à travers internet.

 

Plus d’infos sur les page fb 1127 & Cellar Door

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